Des rayons et des ombres
Déjà le titre annonce la couleur. Ni blanc, ni noir. Même si le film fait référence aux poèmes de Victor Hugo on sent qu'il s'agit d'un titre passe partout. On pressent que le réalisateur va nous laisser patauger dans cette boue qui mêle complaisance et mauvaise conscience. J'avoue que l'idée de réécrire notre histoire contemporaine ne donnant pas que la part belle aux résistants (souvent de la dernière heure) m'a séduit. Je pensais voir un film qui nous montrerait que la Résistance n'est pas aussi belle que sa légende et que beaucoup de collabos n'étaient finalement pas que des gens comme vous et moi qui obéissaient aux lois en vigueur acceptant l'état de droit. Rien de tout ça dans le film. Pas question de lever le nez du guidon. Nous suivons la ligne d'une histoire vraie et cela sans détour J'ai un certain goût pour les biographies, mais pas au cinéma. Ce dernier n'est pas fait pour ça. La dernière réplique du film est là pour nous ...