Jospin comme Lionel. Oui c'est bien sa fille, qui fait une carrière remarquable comme plasticienne. Son truc c'est le carton, mais pas que, puisqu'elle brode aussi des tapisseries. Ses forêts en carton font parties des ses œuvres emblématiques. Forêts qui se veulent mentales, comme un espace magique propice aux contes de notre imaginaire collectif. Ces forêts mutent en grottes puis en temples classiques. Ces constructions nous semblent produites par la simple volonté du cerveau qui pourrait imprimer en de multiples dimensions son évolution depuis que nous sommes sortis du bois. L'exposition nous offre une introspection, non pas des délires de l'artiste, mais plus généralement de celle de l'humanité à la recherche d'une forme de beauté qui voudrait dépasser celle de la forêt. La nature est ainsi conceptualisée par le carton grâce aux doigts de fée d Eva puis transfigurée dans une forme classique propre à notre civilisation : des temples, des kiosques aux a...