Bobby collection
Bobby est un collectionneur de fèves mais dans ce domaine il a trouvé sa maitresse : Jacqueline.
Cette dernière a fait avant hier don de ce trésor ex-filtré de justesse de sa vitrine dans leur maison en Bretagne (lien blog Bobby : De Nutella en fèves mais pas de cacao)
Comment exploiter ce trésor qui propulse via cette donation mirifique de 260 pièces la collection Bobby dans la cours des grands ? Et cela sans retomber dans le travers de la vitrine qui trahit plus un esprit d'autosatisfaction qu'une réelle envie de partage.
Le problème auquel nous avons à faire face hier matin avec Louise est celui de tous les grands musées. Un espace restreint d'exposition comparer à l'ampleur de leur collection en réserves. Première étape pour exploiter ce trésor, classifier la donation par thème et style. Il faut ensuite imaginer comment les exposer.
La collection de petits chats et leur panier nous a tout de suite convaincu qu'il fallait faire des series pour les immortaliser. C'est après ce premier "shooting" que nous nous sommes dit qu'il serait peut être souhaitable de contextualiser nos collections et de se lancer donc dans une scénographie plus élaborée.
Notre deuxième série la plus évidente s'avère être les fèves blanches en porcelaine. On imagine assez vite avec Louise qu'elles pourraient être les vestiges d'un royaume moyenâgeux. Il n'en faut pas plus pour que je cours ouvrir ma boite de LEGO pour confectionner sarcophage et autres piédestaux à la gloire de cette dynastie imaginaire. Reste le fond qui ne peut pas rester éternellement blanc. L'impression ou le dessin d'un fond décors nous vient assez vite à l'esprit mais étant donné l'ampleur da la tache 19 prises de vue sont nécessaires au bout du compte car il nous faut un support plus versatile comme toile de fond. Pourquoi ne pas utiliser l'écran lui même comme fond reproduisant le principe du "fond vert" qu'affectionne le cinéma d'aujourd'hui.
On cherche un intérieur d'église sur le net pour faire le boulot. Mais le réalisme de la photo jure avec la naïveté des personnages des fèves. Il nous faut donc recourir à des illustrations qui fusionnent avec l'imaginaire véhiculé par ces petits morceaux de faïence.
Pour vous en convaincre vous remarquerez que la caverne au trésor de toutes nos fèves dorées qui utilise une vraie photo fonctionne un peu moins bien que les autres.
A contrario lorsque que la photo s'accorde avec le style des personnages ou des objets et que de plus nous faisons l'effort de créer un sol à l'image de la planète ou de la boulangerie, on rentre littéralement(*) dans le décor. Nous avions donc après quelques essais toutes les clefs d'une mise en scène réussie. L'écran, comme fond, a néanmoins ses petits inconvénients ; les reflets qu'il faut éviter, le léger contre-jour produit par le rétro éclairage et impossible d'y accrocher des tableaux de notre mini monde réel.
En revanche pour des scènes de nuit comme celle de Paris, les lumières de la ville sont plus vraies que nature.
Après une journée de tournage entrecoupée de bains de piscine bien gagnés il nous restait une poignée de fèves orphelines, qui nous avons néanmoins décidé de mettre en scène sous la forme de résidus. L'approche péjorative de ce dernier tableau est compensée par le fort sentiment de remord voire de révolte qu'il inspire et qui fait finalement aussi sortir ces vilains petits canards du lot.
*J'aime bien le glissement sémantique de l'adverbe "littéralement" qui au lieu de dire "au sens propre, au pied de la lettre ", veut maintenant dire pour les réformateurs qui souvent s'ignorent "complètement, absolument".
























Commentaires